De l’importance capitale à entendre les angoisses de nos enfants.

Exemple d’un cas classique et fréquent :

Apprendre à son enfant à reconnaître ses émotions.

Cela commence par l’acceptation que votre enfant possède ses propres émotions liées à sa personnalité et à sa perception du monde.

Apprendre à écouter son enfant c’est tout d’abord être en capacité d’entendre sa difficulté, son angoisse même si cela vous parait futile.

Exemple : un cas classique celui de la reprise de l’école.

Une veille de reprise après vacances scolaires votre enfant manifeste

  • de l’agacement,
  • de la nervosité,
  • de la tristesse,

Vous voyez à son comportement qu’il se passe quelque chose en lui… lorsque vous êtes suffisamment à l’écoute vous observer ce changement d’attitude.

Ce premier point est déjà important car il va vous permettre d’aller vers votre enfant ( et c’est bien le rôle du parent d’apprendre à dire  à son enfant) de luis poser la question, voir de suggérer si quelque chose le tracasse.

Votre enfant vous dit qu’il ne veut pas aller à l’école ; cas classique il a mal au ventre.

Pour vous adulte tout cela ne revêt pas une grande importance, et peut être dans votre enfance vous n’étiez pas angoissé par l’école… vous minimisez ce point pourtant important pour votre enfant qui vous le confie. Vous le rassurez en lui disant que de toute façon il n y a pas d’autres choix et que tout ira bien.

Votre enfant reste avec son angoisse sans avoir été entendu.

Que faire alors ?

Prendre quelques minutes (1 quart d’heure suffit) privilégier un endroit seul entre vous et lui, tous les 2. Mettez-vous à sa hauteur. Laissez le exprimer sa difficulté en écoutant bien ses mots, et en vous représentant ce que peut être cette angoisse pour lui à son âge.

Réfléchissez lui ses sentiments, comprenez son angoisse. Donnez votre avis sur la situation.

Le parent : « Je vois que la reprise de l’école semble te causer des difficultés. Dis-moi ce qui te tracasse. ? »

L’enfant : Je n’ai pas envie.

Le parent : de quoi tu n’as pas envie ? D’aller à l’école.

L’enfant : Oui

Le parent : Tu n’aimes pas l école ?

L’enfant  Si mais je préfère rester  à la maison.

Qu’est ce qui est mieux à la maison ?

L’enfant  c’est d être avec toi.

Est-ce que tu veux dire que tu préfère rester avec maman ?

L’enfant  oui je préfère plus ne jamais aller à l’école.

Le parent : Est-ce que cela te rend triste ?

Oui très triste (l’enfant pleure)  la maman le prend dans ses bras ; le contient et laisse son émotion passer à travers les larmes.

Le parent : est ce que tu as encore besoin de pleurer ?

L’enfant Oui

L’enfant pleure encore et il faut bien laisser le temps qui est le sien en comprenant sa tristesse.

Le parent : Laisse aller cette tristesse et cette angoisse, tu as le droit de pleurer.

Je comprends tu n as pas envie  de me quitter car tu as un peu peur de retrouver l ambiance de l’école et  quitter celle de la maison.

L’enfant  oui je voudrai toujours rester avec toi.

Le parent : je comprends ce que tu me dis et je vois que c’est difficile pour toi de te séparer pour une journée d’école. C’est un peu difficile pour toi de rester loin de moi.

Le parent : Je sais aussi qu’à l intérieur de toi tu as des ressources et je crois que tu vas bien réussir à retourner à l’école et même tu y trouveras du plaisir. Je serai là pour t’accompagner demain et j’ai confiance, je sais que le soir nous allons nous retrouver et tu me raconteras ta journée.

L’enfant sèche ses larmes et part sans rien demander d’autres pour jouer.

Lorsque l’enfant a été entendu vous le savez de suite à son comportement, en général il ne demande rien d’autres et reprend ses activités.

Dans cette situation :

Vous lui avez accordé du temps

Vous l’avez observé et écouté.

Vous lui avez demandé de préciser ses émotions

Vous lui avez permis d’évacuer son négatif à travers l’expression de la parole mais aussi les larmes

Vous lui avez donné de la confiance et de l’espoir à travers vos mots

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